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Rentrée 2021 : nouvelle saignée des DHG !

Les organisations SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO,  SUD éducation et CGT Educ’Action dénoncent les 156 suppressions de postes de la rentrée 2021. A Paris, à la rentrée prochaine, le second degré perdra 2070 h de cours : une baisse sans précédent. En collège, ce seront 468 heures supprimées soit 26 postes au moins à la rentrée prochaine, un total de 800 heures depuis septembre 2020 et 44 postes retirés : des dédoublements, des groupes de langues vivantes et de langues anciennes supprimés. Les UPE2A perdent des heures, alors que le ministre de l’Education nationale parle de l’inclusion comme d’un enjeu majeur.

Alors que les lycées généraux et technologiques perdront 758 heures soit 42 emplois, ce sont 303 élèves de plus à prévoir pour la rentrée 2021. Cela s’ajoute aux 750 heures perdues en 2020. En deux ans, plus de 1500 heures ont été supprimées soient 90 emplois dans les lycées parisiens ! L’objectif de la réforme du lycée est bien de faire en sorte d’adapter les moyens d’enseignement à un cadre budgétaire d’austérité appliqué à l’Education nationale. Les LP et SEP perdent 738 heures tandis que les SEGPA et EREA perdent 108 heures soit un total de 846 heures, l’équivalent de 47 postes. Les CPGE sont également touchées par les baisses de DHG. A l’unanimité, nos organisations ont voté contre ces baisses inacceptables en Comité Technique Académique.

Des classes surchargées, des conditions d’apprentissage des élèves dégradées, une offre de formation diminuée, des personnels épuisés. Et tout cela dans un climat sanitaire anxiogène, alors que la scolarité des élèves est toujours marquée par la pandémie.

L’intersyndicale SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC,
SNETAA-FO, SUD Education, CGT Educ’Action
appelle les collègues à rejeter les DHG en CA, à lister les besoins,
à se rassembler devant le rectorat mercredi 3 février à 14 heures
pour être reçus en audience et exprimer leurs revendications.

Toutes et tous en greve le 26 JANVIER

Manifestation : RV 13 h
Luxembourg (station RER) vers le Ministère rue de Grenelle

Pour nos salaires, nos conditions de travail Pour la défense de la voie professionnelle des lycées

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 26 JANVIER !

CONTRE LA DÉGRADATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Personnels et élèves subissent les conséquences désastreuses de la réforme : conditions de travail et d’études dégradées, savoir-faire professionnels et savoirs généraux au rabais, perte de sens du métier, déprofessionnalisation des formations… La crise sanitaire y ajoute de l’épuisement et de la détresse. Les personnels sont ignorés comme l’illustre «le débrouillez- vous» du ministère pour les PFMP, laissant les PLP seul·es face aux difficultés.

CONTRE LA BAISSE DE NOTRE POUVOIR D’ACHAT

Les «augmentations historiques» proposées sont largement insuffisantes et sont conditionnées à une redéfinition de nos missions et de notre temps de travail. Plus de 70% des personnels restent totalement à l’écart des «revalorisations» ! C’est inacceptable !

CONTRE LE DÉVELOPPEMENT DE L’APPRENTISSAGE DANS LES LYCEES

La volonté d’imposer le mixage des publics dans nos établissements fragilise nos statuts, dégrade les conditions d’exercice de nos métiers et crée de nouvelles difficultés d’organisation pédagogique. L’objectif de ce développement idéologique et concurrentiel de l’apprentissage est de démanteler la voie professionnelle sous statut scolaire.

Adaptation des PFMP, développement de l’apprentissage, …, il y a une volonté permanente d’attaquer le statut et d’annualiser les PLP !

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, CNT, SNALC, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SUD-Éducation appellent les personnels à se mobiliser :

POUR UN PLAN D’URGENCE DANS LA VOIE PROFESSIONNELLE !

  • DES CRÉATIONS MASSIVES DE POSTES
  • UN PLAN DE RECRUTEMENT ET DE TITULARISATION
  • L’ABROGATION DE LA RÉFORME
  • LA RESTITUTION DES HEURES DISCIPLINAIRES
  • L’AUGMENTATION DES SALAIRES
  • UNE CARTE NATIONALE ET AMBITIEUSE DE L’ÉDUCATION PRIORITAIRE

JOURNEE D’ACTION 17 SEPT : Une rupture profonde s’impose !

Communiqué interprofessionnel CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaires et exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.

Préparée sans réelle prise en compte de la situation sanitaire et sans moyens supplémentaires, la rentrée scolaire et universitaire inquiète les jeunes, les familles et les professionnels, cela dans le cadre d’un protocole sanitaire ministériel illisible et sans cesse remis en cause. Nous exigeons la mise à disposition gratuite de masques en quantité suffisante à l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants. Il en va de même pour l’ensemble de la population. Pour le monde du travail, il revient aux employeurs de prendre en charge les mesures de protections individuelles et collectives, dont la distribution gratuite de masques en quantité suffisante. La réduction du temps d’exposition également nécessaire induit dediscuter de l’organisation, des conditions de travail et réduction du temps de travail.

Les organisations syndicales et de jeunesse affirment ensemble que la priorité doit être donnée à la préservation et à la création en nombre d’emplois stables et qualifiés, à la sortie de la précarité en particulier des jeunes travailleurs, des étudiants, avec leur mise en protection sociale. Cela passe notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, le développement des services publics et des industries nécessaires à la réponse aux besoins en biens et services, en prenant en compte l’urgence écologique.

Il est urgent d’augmenter les salaires, les traitements, les pensions et les minimas sociaux.

Il est également temps d’en finir avec les aides publiques de toute nature dont bénéficient de grandes multinationales sans contrepartie et contrôle d’utilisation.

La période a également confirmé les exigences communes qu’ont portées nos organisations lors de la lutte contre la réforme du système des retraites. Nos organisations condamnent toute nouvelle régression en matière de retraite et de protection sociale programmées notamment par le Gouvernement au détour du projet de loi de finances de la sécurité sociale (création de la cinquième branche, augmentation de la CSG, etc. …).

L’urgence sociale impose aujourd’hui tout au contraire, de préserver notre système intergénérationnel et d’envisager une protection sociale incluant la dimension professionnelle tout au long de la vie, des années d’études à la retraite.

La situation impose donc des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance » qui ne remettrait pas en cause ces politiques, ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique.

La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites. Les organisations La CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire.

Paris, le 27 août 2020.