DÉCLARATION CAPA D’INSTALLATION 2019

Le SNUEP-FSU Paris profite de cette CAPA d’installation pour présenter à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale ses meilleurs voeux pour l’amélioration de leurs conditions de travail, pour un meilleur salaire, pour plus de solidarité et pour une plus grande justice sociale. Les élu·es du SNUEP-FSU s’attacheront durant ce mandat à défendre les intérêts individuels et collectifs des PLP, à faire respecter leurs droits et leur statut, pour une amélioration de leurs conditions de travail, d’affectation, de formation, de carrière et de rémunération. Pour cela, l’administration doit nous donner les moyens de faire notre travail d’élu-e-s. Nous émettons le vœu que les délais de transmission des documents préparatoires aux GT et CAPA soient respectés.

Malgré une procédure de vote difficile, malgré les nombreux dysfonctionnements et notamment ceux du 29 novembre, les PLP parisiens ont montré, avec une hausse de près de 4 points de participation aux élections professionnelles, leur attachement au paritarisme et à la représentation syndicale. Par ce vote, les PLP savent bienqu’ils et elles ont tout à perdre au projet de remise en cause des attributions des commissions paritaires qui ouvre la voie à la remise en cause du statut de la fonction publique.

Depuis deux mois, notre pays connaît une mobilisation sociale de grande ampleur, soutenue par une grande partie de la population. Salarié·es, retraité·es, chômeurs et chômeuses ont revêtu ensemble un gilet jaune pour dénoncer leurs salaires de misère, leur impossibilité à joindre les deux bouts, et pour exiger davantage de justice sociale et de démocratie. La réponse gouvernementale visant à rester sourd, à minimiser, à dénigrer le mouvement des Gilets jaunes, ou pire encore la répression violente des manifestations ou des rassemblements sur les ronds-points est insupportable. Tout autant sont insupportables les violences et humiliations policières exercées en décembre dernier contre les lycéens et lycéennes mobilisé·es légitimement contre les réformes des lycées et de Parcoursup. Nous les condamnons.

C’est dans ce contexte que le pouvoir annonce l’ouverture d’un grand débat public mais qu’il veut “en même temps”remettre en cause notre droit de manifester et qu’il déclare ne pas vouloir renoncer à ses réformes. Tout comme le ministre Blanquer qui, confronté au CSE à un rejet massif de ses réformes, poursuit son projet de casse du service public d’Éducation.

Dans l’Éducation nationale encore, après le hashtag #pasdevague autour duquel de nombreux·ses collègues ont témoigné du manque de soutien de leur hiérarchie, les enseignant·es rassemblé·es autour des Stylos rouges dénoncent la faiblesse de leurs salaires, le jour de carence, la casse des retraites, la précarité et leurs conditions de travail, rejoignant ainsi en bien des points nos propres revendications.

Manifestement, ces expressions légitimes des enseignant·es semblent poser problème à notre Ministre.
Le ministre Blanquer peut déclarer vouloir “bâtir l’école de la confiance”, les enseignant·es ne se laisseront pas abuser par des petites phrases et des slogans.
De quelle confiance parle le ministre lorsque, dans la suite logique du rapport CAP 22, il acte la création d’une 2èmeheure supplémentaire obligatoire ? Lorsqu’il déclare travailler depuis 18 mois à la rémunération des enseignant·esalors que toutes ses réponses vont dans le sens de l’individualisation et de la rémunération au mérite ?
De quoi parle-t-il lorsque, avec son projet de loi “Pour une école de la confiance”, il compte mettre un terme à

l’expression des personnels ; fusionner les académies à l’échelle des 13 régions avec l’objectif d’une gestionmanagériale des personnels et la régionalisation de l’école ?
Mais quelle confiance quand la réforme de la voie professionnelle prévoit un plan de suppressions de 1500 postes en GA et de milliers de postes de PLP d’ici 2022 ? Quelle confiance encore en mettant en place de façon précipitée une réforme qui va totalement désorganiser la voie professionnelle dès la rentrée 2019 ? Quand à Paris dans les lycées professionnels, ce sont 231 heures, 13 postes et 2 sections de GA qui sont supprimés dès la rentrée 2019 ? Quelle confiance alors que cette réforme va encore réduire la qualité et les contenus de formation des élèves les plus en difficulté et les empêcher de poursuivre des études faute d’accès à l’université et de places en nombre suffisant en BTS ?

Durant la campagne des élections professionnelles, le SNUEP-FSU Paris a défendu son attachement à un enseignement professionnel public fort et émancipateur, menacé par les projets ministériels, par la régionalisationet par la généralisation de l’apprentissage auxquels il s’oppose. Le SNUEP-FSU a porté des propositions de revalorisation salariale et de carrière des PLP. C’est toujours dans ce sens que nous revendiquons des mesures immédiates d’augmentation du point d’indice, de rattrapage de nos salaires et leur indexation sur les prix et de lasuppression du jour de carence. Le SNUEP-FSU Paris continue de réclamer le retrait de la réforme de la voieprofessionnelle et le retrait du projet de loi “Pour une école de la confiance”.

Le SNUEP-FSU appelle avec l’intersyndicale du 2nd degré les personnels à se réunir, à se mobiliser et à se mettre massivement en grève le 24 janvier.